Des mystères à Fleury-sur-Orne

Si vous n’avez jamais entendu parler de Fleury-sur-Orne, restez calme. Moi non plus. Autrement dit, je n’ai pas entendu jusqu’à ce que j’ai reçu l’invitation à assister à leur festival du polar, Bloody Fleury. Ce n’est qu’alors que j’ai regardé la carte et vu qu’elle était loin, très loin, en Normandie. Ils m’ont dit d’avoir trouvé une femme à Lyon, dans un coffre, et ils voulaient me parler de cette affaire. Alors j’ai pris mon sac à dos et je suis parti.

J’ai quitté Alba Iulia pendant la nuit, à 2h00, et suis arrivé à destination à 15h00 (soit 16h00 chez nous), fraîchement sorti du … hé … coffre. J’ai réussi à sourire tout le vendredi après-midi et à parler français (j’espère que ça ressemblait un peu à ça). Puis je suis tombé dans un fauteuil, et si Isabelle et Sophia n’avaient pas eu la gentillesse de me rassembler et de me tirer après elles, je m’y serais probablement endormi. Je leur ai dit que les vampires avaient également besoin de repos et je leur ai promis que je serais vivant le lendemain.

Ce que j’ai aussi fait. Pas l’autre, mais j’ai eu une table ronde samedi et j’ai dû parler de «Le coffre». D’accord, j’ai prévenu Jacky que le problème était sur ses épaules. J’étais l’écrivain exotique, venu du bout du monde, qui parle un peu en français et dira évidemment des choses stupides et inintelligibles. Il était donc l’homme sur lequel je comptais.

J’ai également donné des dédicaces. Les Français sont venus voir le singe poilu de Transylvanie. Certains avaient lu le livre et, aussi aimables soient-ils, m’ont assuré qu’ils l’aimaient bien, qu’ils aimeraient lire autre chose écrit par moi. Je leur ai dit que c’était un petit problème à résoudre – je n’avais encore de proposition d’aucun éditeur là-bas. Mais, une fois ce petit inconvénient résolu …

La surprise du spectacle est venue d’une jeune femme mignonne qui m’a lancé un «Bună ziua!» («Bonjour!» en roumain). J’ai cru m’endormir à nouveau et rêver. C’était, Ada, une beauté roumaine établie là-bas et j’étais heureuse d’échanger quelques mots avec elle. C’est du moins ainsi que je parle de manière cohérente et correcte, qu’en français … Bien que j’ai reçu des compliments que j’aurais un vocabulaire plus riche qu’un écrivain de bande dessinée.

Je me sentais extrêmement bien à Bloody Fleury. Des gens chauds, drôles, sympas, un festival que j’ai trouvé très intime et chic. Je remercie de tout mon cœur à Isabelle (non, ne pensez pas aux bêtises, elle m’a vraiment aidé à m’intégrer!), Sophia, la gentille libraire, Jacky, les deux Benoît, Elise, Morgane et, évidemment, le maître de cérémonie Sylvain. Vous êtes des gens spéciaux!

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